Art Paris Art Fair : une nouvelle vocation pour 2012
La promotion des scènes artistiques européennes
Rendez-vous printanier pour l’art moderne et contemporain, Art Paris Art Fair, qui se tiendra du 29 mars au 1er avril 2012 au Grand Palais, évolue sous la direction de Guillaume Piens, nouveau commissaire général de la manifestation.
Art Paris Art Fair se concentre sur la promotion des scènes artistiques européennes : « une exploration au sens large qui va de la Scandinavie aux Balkans, des pays de la méditerranée
à l’Europe centrale, avec une attention portée aux scènes locales et singulières ». La scène française bénéficiera d’une visibilité exceptionnelle avec la création de plateformes soulignant le dynamisme de quatre villes : Bordeaux, Lyon, Marseille et Nantes.
Pour appuyer cette nouvelle orientation qui s’accompagne d’une nouvelle identité visuelle conçue par Agent Créatif(s), Art Paris Art Fair se dote d’un comité d’experts reconnus pour leur engagement en faveur de la création européenne. Ils seront chargés d’assurer la sélection des galeries participantes.
Le comité de sélection d’Art Paris Art Fair est composé de six galeristes :
Bernard Ceysson
Ernst Hilger
Catherine Issert
Priska Pasquer
Barbara Polla
Martine Schneider-Speller
Bernard Ceysson, Galerie Bernard Ceysson (Paris, Saint-Etienne, Luxembourg)
Directeur du musée d’Art Moderne de Saint-Étienne dès 1977, du Musée National d’Art Moderne de Paris de 1986 à 1987, il a également piloté la création du Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean au Luxembourg, Mudam. Ces diverses expériences au sein d’institutions, auxquelles s’ajoute celle de galeriste, font de lui un témoin majeur de tous les courants esthétiques et idéologiques qui ont traversé les arts plastiques depuis les années 1960 jusqu’à nos jours, et en particulier le mouvement Support-Surface.
Ernst Hilger, Hilger Contemporary & Galerie Ernst Hilger (Vienne)
Curator et galeriste autrichien, Ernst Hilger s’intéresse à l’art moderne international depuis 1945 et à la création émergente notamment celle d’Europe centrale et des Balkans. Prolongeant l’impact de ses expositions par un riche programme d’éditions et la création récente d’un centre d’art privé « Hilger BrotKunsthalle », Ernst Hilger défend aussi bien les artistes modernes autrichiens comme Hans Staudacher et Georg Eisler, que les représentants de la figuration narrative, en passant par de jeunes artistes comme l’artiste croate Renata Poljak, la slovène Miha Štrukelj, ou le bulgare Ivan Moudov.
Catherine Issert, Galerie Catherine Issert (Saint-Paul de Vence)
Après avoir commencé sa carrière auprès de Jean Fournier puis d’Aimé Maeght, Catherine
Issert décide d’ouvrir sa galerie à Saint-Paul de Vence en 1975 avec une première exposition monographique consacrée à Claude Viallat. Se plaçant dans une ligne directrice qui valorise l’avant-garde, elle s’est ensuite mise à exposer d’autres grands artistes plasticiens tels que Calzolari, Armleder, Morellet, pour ouvrir son programme aux générations suivantes avec Varini, Verjux, Pinaud… Proche de la Villa Arson et du Fonds Régional d’Art Contemporain PACA, Catherine Issert oeuvre activement pour le rayonnement de l’art dans le Sud de la France, et bien au-delà.
Barbara Polla, Galerie Analix Forever (Genève)
Barbara Polla ouvre sa galerie d’art contemporain à Genève en 1991, qu’elle conçoit comme un lieu où les artistes se rencontrent, où l’on discute et écrit sur l’art, un lieu où les frontières entre l’art et la vie sont constamment réévaluées. Barbara Polla promeut depuis 20 ans des artistes comme Stefano Arienti, Vanessa Beecroft, Maurizio Cattelan, Martin Creed, Mat Collishaw, Tracey Emin, Sarah Lucas, Victor Man, Daria Martin ou Gianni Motti. Depuis 2010, la galerie développe des projets nomades.
Martine Schneider-Speller, Galerie Beaumontpublic (Luxembourg)
Directrice de la galerie Beaumontpublic, Martine Schneider-Speller aime les choix radicaux et présente les grands noms de l’art contemporain explorant divers mediums artistiques : Marina Abramovic, Atelier Van Lieshout, Louise Bourgeois, Wim Delvoye, Jan Fabre, Jenny Holzer, Per Kirkeby, Marie-Jo Lafontaine, Jonathan Meese…
« Séries Limitées » : la plateforme de création design d’Art Paris Art Fair
Parmi les nouveautés de l’édition 2012, Art Paris Art Fair lance une plateforme dédiée à la création design contemporaine européenne. Intitulée « Séries Limitées », la conception de cette plateforme a été confiée à Bénédicte Colpin, experte en design.
Cette initiative est motivée par l’envie de valoriser les acteurs majeurs de ce secteur qui défendent la création design contemporaine en France et en Europe. Situé au coeur du Grand Palais, ce secteur donne à voir aux collectionneurs et aux amateurs des pièces exclusives produites en séries très limitées. Supports d’une idée, d’une personnalité, d’un univers créatif, ces objets rares témoignent de l’excellence des savoir-faire, de l’innovation et du dessin, tout en établissant de nombreuses passerelles avec l’art contemporain.
Informations pratiques
Art Paris Art Fair - 29 mars – 1er avril 2012
Grand Palais, avenue Winston Churchill, 75008 Paris
Vernissage (sur invitation) le mercredi 28 mars 2012 de 18h à 22h
Horaires d’ouverture : jeudi 29 mars, vendredi 30 mars, samedi 31 mars de 11h30 à 20h
Dimanche 1er avril de 11h30 à 19h
Prix d’entrée : 20 € /10 € pour les étudiants et groupes
www.artparis.fr
Contacts presse :
sylviabeder communicationculture
Sylvia Beder : 01 42 18 09 41 – sylvia@sylviabeder.com
Romane Dargent : 01 43 20 51 07 – communication@sylviabeder.com
www.sylviabeder.comhttp://artparis.fr/2011/fr/ »
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Art Paris Art fair: une nouvelle vocation pour 2012 Collection aussi dans la presse :
 | Manifeste Philippe Blanchon est poète etécrivain, il est né en 1967. Il a publié Le poème de Jacques suivi de L’Ambassadeur aux éditions Mona Lisait en 2001, La Nuit Jetée en 2005 et Capitale sous la neige en 2009 aux éditions l’Act Mem, volumes qui constituent les fragments d’une vertigineuse fiction en vers dite depuis plusieurs voix et semblant devoir s’étendre sans fin. Ses poèmes antérieurs ont été repris sous les titres Le reliquat de santé (La Courtine, 2005) et Janvier (La Part Commune, 2009). Editeur, il a publié plusieurs textes inédits d’auteur majeurs de poésie moderne, William Carlos Williams, E. E. Cummings, Jean Legrand, Eugenio Montale, Italo Svevo, Herman Melville, ou encore Charles Olson, notamment. Un moment la question se pose de savoir si l’on doit classer les livres de sa bibliothèque par genre, par auteur, par collection, par domaine. Tentation formaliste parfois de regrouper toutes les couvertures rouges des quadriges de puf, le jaune des Verdier etc. Le problème avait retenu Perec et il semblait qu’aucun classement ne pouvait convenir à une pensée qui les dépasse tous et ne cesse de se jouer des genres. Le plus souvent les choses finissent par s’agréger par affinités, ordre de lecture, outils d’un travail en cours : en un aménagement personnel. Les éditions publie.net n’échappent pas à cette nécessité de ranger pour orienter et à l’interpénétrabilité des rubriques, au flou des frontières : atelier des écrivains, zone risque, voix critiques, formes brèves… plus repères que rubriques. Le texte de Philippe Blanchon se présente sous le titre de Manifeste et nous renvoie à ces périodes modernes qui les virent fleurir dans les poches d’une jeunesse inspirée : manifestes surréalistes, cubistes, futuristes, dada… ainsi énonce-t-il quelques positions, déclare-t-il quelques oppositions. Mais très vite sa forme dépasse son objet, comme par ironie, pour devenir poème. Poème dessous lequel perce quelque pamphlet (à la manière du Julien Gracq de la littérature à l’estomac), journal critique d’un philologue croisant les auteurs de ses lectures en une curieuse réunion posthume, histoire d’un dialogue fertile entre poésie et roman jusqu’à la confusion des genres (On retrouve ici cet élan idéal, cette utopie féroce des Manifestes). Poème critique qui jouerait dans la forme ce qu’il énoncerait dans le fond, fond et forme ne faisant alors plus qu’un. « Et les frontières disparaissent (se nomment pour disparaître), écrit-il. » (On entend à mi-mots cette critique du français qui sépare la théorie du littéraire quand les anglo-saxons ou les russes réunissent.) Critiques de ceux qui s’acharnent encore à distinguer, à désunir : « vous faites de la peinture abstraite ou figurative ? », demandera-t-on à un peintre, n’admettant aucune confusion et se coupant par là même de comprendre quoi que ce soit à la peinture. Curieux objet en somme que ce Manifeste quiéchappe à nos bibliothèques ou qui y a plus que tout autre sa place. JL | | Cliquez pour en savoir plus |  | L’hypothèse Le film est une ville de signes, de formes, de lumières, il n’est pas impossible que s’y déroule dans l’image une vie où entre en jeu ces éléments. Mais ce n’est pas là ce qui me charme dans l’hypothèse du film. Je suppose que celle-ci constamment va naître, est née, va mourir, est morte : qu’elle est un enchevêtrement maniéré de tombes et de berceaux. Éric Rondepierre (extrait) Qu’est ce qui demeure dans une image quand on la prive de mouvement ? Et qu’on la garde, ainsi déplacée dans l’immobile d’une page, récit coupé du monde ? Qu’on la regarde enfin, et qu’on l’écrive, dans l’espace manquant entre le film et ce qui lui donnerait sens ? Le travail de Rondepierre, en décapant les formes mortes du film, prélève et travaille l’image du cinéma non comme une image prélevée seulement, mais manquante : manque du film autour, manque de l’image qui pourrait achever le film (le mettre à mort). L’Hypothèse que propose Rondepierre à la collection Portfolio de publie.net (et c’est pour nous marque de confiance et d’encouragement que nous fait l’artiste en confiant ce travail à cette jeune collection) est traversée fulgurante à la fois d’un travail personnel entrepris depuis près de vingt ans, et traversée diffuse de ce qu’on aimerait nommer histoire(s) du cinéma, si le titre n’avait pas déjàété celui utilisé il y a quelques années par Godard. Traversée non pas latérale, mais en profondeur, dans les entrailles de ce qui fait l’image et défait le récit cinématographique : le montage, la ligne, le mouvement. Traversée non de son histoire, mais des histoires que dépose chaque image d’un film qui dirait l’histoire même de l’origine de l’image. Traversée de chaque image, fouillée, éventrée, creusée d’autres images sans doute, dans l’excédent apporté de la griffure ou de l’exposition : creuset multiple des morts et des renaissances qui peuplent l’image. Sur un espace court et puissamment dominé, ce que l’artiste traverse également, c’est son propre regard devant l’image cinématographique, et c’est l’écriture qui en retour recueille ce regard pour l’écrire littéralement, déterminer ce qui, entre le regard et l’image manque aussi. Si on a voulu que cette collection joue l’articulation d’un travail plastique et d’un travail d’écriture, Eric Rondepierre travaille précisément la plasticité de l’écriture dans les réseaux secrets constitués entre chaque page, et l’écriture de l’image dans ce qu’elle peut raconter, isolément. L’hypothèse d’un manque à partir de laquelle se construit cette traversée est le levier quasi-hypnotique qui conduit autant l’écriture que la lecture : ce qui manque, c’est toujours ce qui achèverait le tout ; le film qui manque, c’est celui qui reste à faire, celui qui donnera sens à ceux qui ont été faits, celui qui achèvera l’origine autant que la fin. L’hypothèse : et si ce manque était toujours ce mouvement qui donne naissance à l’image, et si la traversée (de l’écriture, de la lecture) était ce geste au-devant du manque pour le maintenir à l’état de manque, c’est-à-dire finalement, d’appel ? Évocation trouble et mouvante, peut-être, de ce que disait René Char lorsqu’il écrivait « Le poème est l’amour réalisé du désir demeuré désir » Arnaud Maïsetti Artiste et écrivain, Eric Rondepierre à réalisé de nombreuses expositions en France et à l’étranger et publié plusieurs livres aux éditions du Seuil ( Placement, La nuit Cinéma ), Léo Scheer ( Toujours rien sur Robert, Carnets ) et Filigranes ( Contrebandes, Apartés, Moires ) notamment. Son travail est présent dans les plus prestigieuses collections internationales, le Moma New York, le Centre Pompidou Paris, le FNAC et à inspiré de nombreux textes et articles de la part d’auteurs tels que Daniel Arasse, Jean-Max Collard, Bernard Comment, Hubert Damisch, Catherine Millet ou encore Marie-José Mondzain. Il enseigne à Paris 1 depuis 1996. Attiré dès ses années de formation autant du côté du texte que de l’image, comédien, performer, c’est au début des années 90 qu’Eric Rondepierre commence à explorer les « angles morts » du dispositif cinématographique extrayant des photogrammes prélevés à la continuité fugace des séquences pour les donner à voir comme un monde caché du film. Rapidement cette activité se double et se complète de celle d’écrire : les livres d’Eric Rondepierre, mêlant la fiction à l’autobiographie et revenant avec insistance sur ses obsessions de plasticien, accompagnent et prolongent l’exploration de sa vie un peu comme on tâte dans l’obscurité les parois d’une pièce pour s’en figurer les volumes. Dans L’Hypothèse , livre réaliséà l’invitation de Publie.net, « L’auteur s’arrête quelques instants sur vingt ans de production photographique et contemple son œuvre. Une sorte de traversée narcissique du miroir qui est aussi une plongée à l’intérieur d’un film qui manque. » Jérémy Liron Site personnel de Éric Rondepierre Présentation de l’artiste sur le site du CERAP de l’Université Paris 1 échos de ce livre sur internet, avec les retours de : Erwann Perrin, sur Paris Photographies Muriel Berthou Crestey, sur Vite vu, le blog de la société française de photographie | | Cliquez pour en savoir plus |  | Sarajevo, lignes de fuite Là-bas je suis allé là-bas, pour voir, ai vu : plein champ, hors champ, lignes et courbes, de bout en bout. J’ai vu Sarajevo, laquelle ? J’ai vu j’ai vérifié, la carte ne quittait pas mes mains, pliée dépliée sans cesse. J’ai vu Sarajevo, laquelle, Sarajevo, a vu [la guerre]. [la guerre] moi je ne sais pas, pas vu : ai cru lire, parfois, en braille, [la guerre] aveugle, ai cru déchiffrer tâtonnant, déduire de l’eczéma des murs. [la guerre] j’ai entendu tonner son assourdissant silence, d’après l’assaut et son bruit total, silence d’après qui va avec. Plein champ hors champ, le silence vit dans les photos, rampant parfois dans les marges - fait une traînée grasse dans l’espace, autour. La ville elle vue, en 2004, elle vit sa vie : quotidienne/fanfaronne/ quincaillière/bricoleuse, chamaillée. Selon son cours ordinaire d’avant neige imminente. La ville elle bouine, joue. S’en fout pas mal, moi et mon œil notre, mouvant, biais (c’est la gêne). [la guerre] là-bas ça fait dix ans, là-bas on fête l’enfance : eux les seigneurs, enfants qui jouent, leur rire résonne, partout, limpide. Et moi nous on y marche mêlé, traces mêlées comme du sang échangé,marche à travers Sarajevo, qu’on croit lire qui sitôt s’efface. Allés y foutre quoi, Sarajevo 2004 : comprendre mais comprendre quoi : [la guerre] ? Quoi, alors. Sarajevo, avant-poste d’incertain réel, contamine contaminera (les ruines présagent) : allés peut-être apprendre, lire dans son passé marqué, un peu de quoi dira notre futur : ce que je vois je le revois, je marche ensemble dans l’informé, toutes extrémités tendues à se rompre, à battre l’air pour démasquer, démasquer qui : huit lettres. Derrière les signes, alors. Voir l’envers de l’image, tenter. Pour voir. GB Un travail important, parce qu’il ne s’agit pas d’aller photographier l’autre : c’est notre ville, c’est toutes les villes, c’est habiter la ville. Et la violence, là-bas déchaînée, atteignait le sol de vieille Europe, le nôtre, et d’ailleurs c’étaient nos avions, au-dessus, et c’est notre temps au présent. Rien d’une menace loin. La parole (à cause de cette incise, dans le texte : La guerre parle……… de Guénaël Boutouillet scrute ces parcelles d’espace et ces gestes d’homme, la photographie s’interroge en permanence sur sa légitimitéà traquer le beau, à justifier de sa curiosité, si elle n’est pas d’abord sur nous-mêmes. Dans la démarche de publie.net, il s’agit d’ouvrir le site à ces réflexions en acte, et utiliser l’ordinateur pour s’y glisser, comme nous le faisons en permanence dans nos recherches et navigations. On donne ici la propre mise en page des auteurs, ce qu’ils ont voulu graphiquement du rapport texte/image. FB Guénaël Boutouillet vit à Nantes, il est membre actif de l’équipe remue.net , qui a accueilli de premières mises en ligne de ce travail. Et fiers d’accueillir dans cette collection Alexandre Chevallier, dont le travail et le site sont comme un indicateur sismique des fissures du monde... | | Cliquez pour en savoir plus |
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